CHSLD Vigi Brossard et Espinoza, 2024 QCTAT 4440

Date de décision: 05/12/2024

Mots-clés: Accord, Article 1377 Code civil du Québec, Article 1399 Code civil du Québec, Article 21 LITAT, Article 25 LITAT, Article 9 LITAT, Conciliation, Conciliatrice, Contrat, Décision défavorable à l'employeur, Entorse au poignet, Entorse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce, Kyste arthrosynovial, Moyen préliminaire, Préposée aux bénéficiaires, Procureur, Signature, Transaction, Vice de consentement

La travailleuse est préposée aux bénéficiaires pour le compte d’un CHSLD lorsqu’elle allègue la survenance d’une lésion professionnelle le 13 juillet 2019. La CNESST accepte la réclamation de la travailleuse et reconnaît les diagnostics d’entorse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce gauche, d’entorse au poignet gauche et de kyste arthrosynovial antérieur au poignet gauche à titre de lésion professionnelle. L’employeur conteste cette décision devant le Tribunal.

Le 2 mars 2022, la conciliatrice du Tribunal annule l’audience au motif qu’une entente est intervenue entre les parties. Cependant, la travailleuse ne signe pas l’accord ni la transaction. En conséquence, le 25 avril 2022, le dossier est remis au rôle.

En vue de cette nouvelle audience, l’employeur informe le Tribunal qu’il fera valoir une question préliminaire portant sur l’existence d’une entente mettant fin au litige. L’employeur soutient qu’un règlement est intervenu entre les parties le 2 mars 2022, lequel a donné lieu à la rédaction, par la conciliatrice du Tribunal, d’un accord et d’une transaction. En conséquence, il demande d’entériner l’accord et de constater l’existence d’une transaction, le tout ayant pour effet de clore les litiges.

La travailleuse allègue au contraire que le Tribunal ne peut reconnaître l’existence d’une entente en raison d’un vice de consentement. En effet, elle soutient qu’elle n’a jamais donné son accord quant à certains éléments essentiels de l’entente. Compte tenu de l’absence de consentement de la travailleuse concernant des éléments essentiels de l’entente, il n’a pu y avoir accord de volonté. Il ne s’agit pas d’un cas où la travailleuse change d’idée ou regrette l’entente. En l’espèce, nous sommes plutôt face à une travailleuse qui réalise, en recevant l’accord, que ce dernier ne reflète pas ce à quoi elle a cru consentir initialement.

Le Tribunal rejette la question préliminaire soulevée par l’employeur, l’entente est non valide pour cause de vice de consentement.

Télécharger le document

Résultats connexes

Olymel Yamachiche et Hamel, 2019 QCTAT 2378

Date de décision: 22/05/2019

Mots-clés: Accord entre les parties, Article 1 LJA, Article 13 LITAT, Article 2 LJA, Entente, Équité procédurale, Intervention de la CNESST, Justice administrative, Pouvoirs du tribunal, TUAC

Tremblay et Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay—Lac-Saint-Jean (Hôpital de Chicoutimi), 2019 QCTAT 3398

Date de décision: 24/07/2019

Mots-clés: Article 365 LATMP, Capsulite à l’épaule droite, Décision favorable à la travailleuse, Entorse à l’épaule droite, Entorse lombaire, Fait nouveau, Limitations fonctionnelles, Reconsidération d'une décision par la CNESST, Retrait des limitations, Stress post-traumatique, Tendinite à l'épaule droite, Tendinopathie

Demers et Air Canada, 2024 QCTAT 2686

Date de décision: 25/07/2024

Mots-clés: AIMTA, Article 124 LATMP, Article 257 LATMP, Article 32 LATMP, Article 349 LATMP, Article 44 LATMP, Article 60 LATMP, Cour supérieure, Décision favorable au travailleur, Paiement 14 premiers jours, Partage des compétences constitutionnelles, Préposé d'escale, Procureur général du Québec